Meteor Tour (2009)

Reportage de Jessica, concert de Chambéry, le 13 décembre 2009

Le Grand Soir

Dimanche 13 décembre 2009, 9h00.

Mon réveil sonne et résonne dans la petite chambre de l’Etap’Hôtel de Chambéry. J’ouvre les yeux, secoue Maryliana avec qui je vais passer la journée, qui dort encore à côté de moi. Nous émergeons doucement puis déjeunons tranquillement dans le lit, en regardant Bob l’Eponge à la télé qui chante La plus belle des journée… Ce petit Bob en savait apparemment plus que nous à ce moment là !

Nous nous préparons ensuite assez rapidement, nous enveloppant de plusieurs couches d’habits afin de combattre le froid de ce dimanche gris et nous mettons en route, carte à la main, en direction du Phare. Nous arrivons devant la salle après quelques 20 minutes de marche et nous installons parterre pour une longue attente. Les deux premières heures passent assez rapidement, entre rires, photos et grignotages, mais le froid lui, nous rejoint beaucoup plus vite, nous obligeant à sortir nos multiples couvertures de survie.

Après avoir été faire un tour au toilettes pour nous réchauffer, Emily et Hugo, mes fidèles compagnons de concert, nous rejoignent, accompagnés de Magali et Mali, deux fans que nous croisons souvent à des concerts. Nous discutons et rions, jusqu’à 14h43, où mon téléphone sonne. Mon cœur loupe un battement quand je vois affiché le mot Inconnu sur mon écran. Retenant ma respiration, je décroche : Allô ?… Jessica ?… Comment ça va ? Je jette un regard paniqué vers mes amis, n’étant pas certaine de ce qui m’arrive… puis je demande quand même timidement qui c’est. Le monsieur à l’autre bout, dont je soupçonne l’identité, me dit que nous allons faire une devinette et que je dois lui dire qui je pense qu’il est. Heu… Alain ? … Bravo ! J’ai trois questions à te poser : est-ce que tu es majeure ? Oui. Tu as un billet pour le concert de ce soir ? Oui ! Et est-ce que tu as un appareil photo ? Bien sûr ! Alors tu es IndoReporter ! Ce n’est seulement que lorsque je raccroche que je m’autorise à sauter (et pleurer) de joie. Tout le monde autour de moi me félicite, me sourie. Je vais être IndoReporter !

A 17h00 tapantes, Alain sort de la salle et nous attends. Je m’approche de lui en compagnie de Sylvain, l’autre IndoReporter et le salue. Je crois rêver quand nous entrons dans la salle, sous les yeux de tous les autres fans qui combattent le froid. A l’intérieur, Alain nous donne notre pass, celui de notre invité pour l’after, ainsi que notre petite carte de bienvenue. Il nous demande ensuite de le suivre.

Les mains tremblantes, je sors mon appareil photo, puis je me mets en route derrière Alain et Sylvain. Il nous fait avancer dans les couloirs du Phare, saluant des gens sur son passage, nous parlant un peu de notre programme. Nous nous dirigeons tout de suite vers la salle de concert et franchissons les portes. Nous avançons sous les lumières bleutées, timidement pour ma part, essayant de regarder partout en même temps. Ce lieu me semble si sacré au début que je n’ose pas prendre de photos et écoute religieusement Alain qui nous explique le fonctionnement des diverses consoles de sons et lumières.

Nous découvrons que c’est un travail très complexe et important pour le bon déroulement du concert. Il nous dit qu’ils sont plus de 60 techniciens à travailler à chaque concert, en dehors des employés des salles où Indochine joue, et nous explique aussi leur emploi du temps parfois rude. Nous en savons également un peu plus sur le tournage des vidéos des concerts, ainsi que leur mise en place complexe, notamment à cause des deux écrans latéraux derrière les colonnes de son : ceux-ci nécessitent un réglage des plus précis puisque sur chacun des écrans sont projetées deux images qui doivent se superposer. Je ne peux que m’incliner devant un travail aussi minutieux.

Puis le moment arrive où nous nous avançons vers la scène. Je suis émue, c’est très intime ce qui arrive. Des yeux, je recherche les Boys uns à uns, ils sont tous là.

Alain nous explique le fonctionnement des balances, que Nicola aime bien entendre l’arrangement des musiques dans chaque salle, afin de pouvoir dire si oui ou non cela lui convient. Il nous laisse ensuite un peu observer les répétitions, et nous répète Prenez des photos !.Alors enfin, j’allume mon appareil et prend une première photo de la scène.

Après un moment, les répétitions se terminent et Alain nous emmène sur le côté de la scène, où nous avons le loisir d’observer les magnifiques guitares d’oLi et Nicola, ainsi que la minuscule loge Sortie de scène, où il y a à boire, à manger et de quoi se refaire une beauté.

Puis nous voyons Mr Shoes et Mr Matu qui descendent de scène. Alain nous présente à eux, nous les saluons. Ils sont vraiment très sympathiques, à peine descendus de scène qu’ils vannent déjà à tout va ! Mais c’est à notre tour de monter sur scène et zigzaguer entre les techniciens qui installent le matériel pour This is Pop, la première partie.

Nous marchons sur l’avancée et je remarque que Nicola ne doit pas avoir le vertige, car en dessous c’est tout vide. Nous longeons ensuite la scène pour descendre de l’autre côté, où reposent les guitares tout aussi magnifiques de Boris cette fois-ci.

Nous recommençons à déambuler dans les couloirs du Phare, et Alain nous mène vers la sortie pour nous diriger vers le tour bus. On le voit de loin, illuminé de l’intérieur, et c’est avec une grande excitation que je monte dedans.

C’est très grand (ou plutôt long), et très sophistiqué, comme nous le fait remarquer Alain : musique, télé, PS3, lumières à couleurs changeantes, petit espace cuisine (avec frigo, four, évier !), et bien sûr, les couchettes. Nous prenons des photos, nous nous baladons quelques minutes comme on peut (c’est serré !). J’admire aussi les jolies décorations de Noël qui ont été faites par le conducteur du bus.

Nous rentrons et allons ensuite dans le bureau d’Alain où nous déposons nos affaires que nous viendrons récupérer à l’after. Puis nous retournons vers la salle où nous avons la chance de choisir notre place et je me dirige devant la barrière côté Boris, juste devant son micro. Les minutes passent, je vais faire un petit tour au merchandising pour m’acheter mon t-shirt manquant, puis je retourne à ma place. Je me mets dos à la scène et observe la salle vide, ainsi que les portes d’entrées, où tous les fans se pressent. Je profite encore de ces quelques minutes seule avec moi-même pour me dire à quel point j’ai de la chance.

Puis les portes s’ouvrent en grand fracas et les gens commencent à arriver en courant, certains criant de joie lorsqu’ils arrivent devant la barrière. C’est si étrange de voir ces gens courir à l’intérieur, alors que d’habitude, j’en fais partie…

Mary arrive aussi à mes côtés. Je lui raconte un peu ce qu’il m’est arrivé. Nous faisons des photos, nous nous occupons, jusqu’à l’arrivée de This is Pop, qui comme hier à Saint-Étienne, nous font une jolie prestation, bien qu’un peu trop répétitive à mon goût. Puis les petites musiques d’avant-guerre retentissent dans la salle. Je trouve cette entrée en matière très sympa, certes très différente de l’Alice & June tour, mais qui a tout son charme : ça nous met directement dans l’ambiance de l’album et j’adore ça.

Puis Le moment arrive. La salle s’assombrit. Le rideau s’éclaire, faisant apparaître les visages des dictateurs connus, des zeppelins, des explosions. Les sirènes de guerre retentissent, assommantes, et le cheval au masque à gaz apparaît. Tout le monde crie, et mon cœur bat plus vite. L’écran s’éteint, et dans l’obscurité de la salle, la voix de Nicola retentit. Puis c’est la folie : le rideau tombe, je chante à tue-tête, regarde toute la scène, encore plus magnifique que quelques heures auparavant. Les chansons s’enchaînent, Marilyn, Little Dolls, Playboy, Punker… Mention spéciale à Le Lac qui arrive toujours à me tirer une larme, suivi de Le Manoir, splendide… Les Boys sont en pleine forme, Boris devant nous, nous chauffe comme à son habitude et nous nous amusons de loin avec Marco.

Nicola nous parle, s’amuse. Il nous dit qu’ils seront sûrement de retour en Savoie en 2010, ce qui est acclamé par des cris de joie.

Puis avec Electrastar, c’est la fin. Mais pas pour nous ! Je me poste devant la porte grise en compagnie de Sylvain et d’autres invités, où nous devons attendre Casimir qui viendra nous chercher. Il arrive plus vite que prévu (à peine 5 minutes !) et nous fait accéder à l’after. Nous montons les escaliers menant à la salle, où Alain nous accueille en nous proposant un verre. On nous invite à nous asseoir, en attendant que le groupe arrive. Mary me rejoint enfin, après avoir été chercher son sac à la consigne.

Et là, je vois que Boris est le premier à monter l’escalier en compagnie d’Alain. Il nous présente, Sylvain et moi. Bonsoir ! Je m’approche timidement de Boris alors que celui-ci fait de même pour venir me faire la bise. Je m’assois à côté de lui alors qu’il commence déjà à signer quelques autographes. Puis les autres Boys arrivent, Marco, Matu, François, et plus discret, oLi. Tout le monde se prête au jeu des photos et autographes, ils sont vraiment très accessibles et sympathiques.

François est le premier à partir, suivi de Marco, Matu, puis Boris. oLi est resté encore un moment avec nous, puis vers minuit et demi, c’est le moment aussi pour lui de partir. C’est fou comme un moment qu’on a attendu depuis tellement de temps passe si vite… Nous restons encore là avec Alain, Sylvain et Casimir qui nous a rejoint. Alain nous dévoile quelques anecdotes sur Nicola et le groupe.

Puis Alain se lève. Bon… il nous dit qu’il se fait tard et qu’ils vont rentrer, parce qu’ils ont beaucoup de route à faire. Nous acquiesçons et allons prendre nos affaires. Tout le monde est déjà descendu, Mary et moi sommes les dernières. Nous remettons nos couches de vêtements et descendons le grand escalier qui mène à la sortie. Alain est là, il nous dit au revoir. Puis un monsieur nous accompagne jusqu’à la porte. On sort, on se retourne, la porte se ferme à clé. On reste là quelques instants… Puis nous nous en allons dans la nuit noire, des étoiles plein les yeux et notre cœur à jamais en Indochine.

Je tenais encore à remercier tout le monde : Alain, pour sa gentillesse et ses explications très claires et intéressantes, son humour, sa disponibilité. Le groupe, d’être aussi accessible et cool, comme de vrais potes de tous les jours, et bien sûr tout le staff d’Indo pour le magnifique travail qu’ils font chaque jour sur la tournée. Et enfin, un merci aussi à toutes les personnes qui m’ont accompagnées à ce concert, ainsi que les précédents et les suivants (ils se reconnaitront), sans qui je n’aurais pas pu réaliser ce rêve. Merci aussi à ceux qui ont cru en moi et m’ont envoyé de bonnes ondes. Bref, du fond du cœur, merci.

Jessica

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