Arena Tour (2025-2026)

Reportage de Vanessa, concert de Bruxelles, le 13 février 2026

Un rêve incroyable…

Il y a des histoires d’amour qui se racontent avec des mots. La nôtre se raconte en musique.

Depuis 23 ans, je partage ma vie avec Florent. Il y a eu des années de bonheur, des moments plus fragiles, où l’on s’est égaré un peu avant de mieux se retrouver. Et puis en 2022 Central Tour, les concerts d’Indochine deviennent notre refuge, nos parenthèses, nos moments suspendus, même si nous sommes entourés de milliers de personnes, il n’y a plus que nous deux, la musique, et cette énergie indescriptible qui nous traverse.

Depuis, cela ressemble à un marathon de dates. Pour l’Arena Tour 2025–2026, cinq dates sur six en Belgique. Chaque fois, l’excitation intacte. À chaque fois, ce même frisson lorsque les lumières s’éteignent.

Concours 12 février 

Revenons à cette date un peu particulière.

Pour moi, le jeudi 12 au soir. Je fais défiler distraitement Facebook quand, soudain, je vois passer la publication : le concours pour devenir IndoReporter à Bruxelles 5 est lancé. Le post a été publié… six minutes plus tôt.

Sans vraiment réfléchir, j’en parle à Florent. Il me regarde avec ce mélange de lucidité et de bienveillance qui le caractérise :

Tente, même s’il y a très peu de chances que tu gagnes.

Les règles sont simples : être joignable en fin de matinée le lendemain et disponible à 15h. Pour moi, tout est possible. Tout s’aligne.

Alors j’écris, ce qui nous est demandé : nom, prénom…, sans stratégie. J’y ajoute la phrase qui est tatouée sur ma peau, ce serait un rêve incroyable. Pas seulement assister au concert, mais découvrir l’envers du décor, accéder au backstage, rencontrer Indochine, approcher ceux qui, depuis tant d’années, accompagnent des moments essentiels de ma vie.

En appuyant sur envoyer, je me dis que ce sera probablement une tentative parmi des centaines d’autres. Mais au fond de moi, il y a cette petite étincelle, tout est possible, qui ne tente rien n’a rien.

Et puis, après tout… c’était un vendredi 13.

Le coup de fil – 10h du matin

Le vendredi 13 février, à 10h précises, je suis simplement chez moi. Je range, mon téléphone sonne… numéro masqué.

Pendant une fraction de seconde, je me dis que ce n’est pas possible, ce n’est pas ça…

Bonjour, Antony à l’appareil…

En quelques mots, tout bascule. Il m’annonce que j’ai remporté le concours pour devenir Reporter à Bruxelles 5, et que je vais pouvoir vivre l’expérience backstage, rencontrer Indochine de l’intérieur.

Je reste figée.

Je sens ma voix trembler. Les mots sortent difficilement. Je remercie, encore et encore. Je répète que je n’y crois pas. Que je ne comprends pas comment, parmi tous les participants, c’est tombé sur moi.

Submergée. C’est le mot.

Antony me demande alors si je peux être présente à 15h à Bruxelles.

Je lui réponds oui, je serai là.

En raccrochant, je reste quelques secondes immobile au milieu de mon salon. La veille encore, je pensais que les chances étaient infimes. Et maintenant, tout devient réel.

Ce vendredi 13 n’avait rien d’ordinaire.

13h47 – Direction Bruxelles

Je monte dans le train direction Bruxelles.

Tout va vite, et en même temps tout semble suspendu, tout semble irréel, je suis entre 2 mondes.

En arrivant au point de rendez-vous indiqué dans le mail qu’Antony m’a envoyé juste après notre appel, une pensée me traverse :

Ce n’est pas possible. Ça ne peut pas être vrai.

Et pourtant, j’y suis.

Je me dirige vers l’endroit précis mentionné. Là, je rencontre Chloé, la deuxième gagnante. Très vite, on se parle comme si on se connaissait déjà. Même excitation. Même incrédulité. Même regard brillant.

15h30 environ, au loin, des vans apparaissent. Ils se dirigent vers l’entrée du parking où nous attendons.

Là, le temps ralentit.

Les vitres sont teintées. On distingue des silhouettes, sans vraiment savoir qui est qui. On retient presque notre souffle.

Ça y est.

Ils sont là.

Quelques minutes plus tard, Antony vient à notre rencontre. Souriant, professionnel, rassurant. Il nous demande si nous avons bien nos cartes d’identité et nos places pour le concert.

À cet instant précis, tout devient concret.

L’accueil

Antony est immédiatement à l’image de ce moment : bienveillant, accessible, profondément humain. Il nous met à l’aise en quelques secondes à peine. Sa voix posée contraste avec le tumulte intérieur que nous essayons de contenir.

Il nous explique le programme de l’après-midi, le déroulé du début de soirée, les étapes, les consignes. Chaque mot qu’il prononce rend l’expérience un peu plus réelle. Un peu plus concrète.

Et pourtant…

On se regarde avec Chloé, encore dans cet état étrange. Ce moment suspendu où l’on comprend ce qui va arriver… sans parvenir à y croire totalement.

C’est incroyable.

Je ressens un mélange d’excitation pure et de gratitude immense. Ce n’est pas seulement un accès backstage. Ce n’est pas seulement une rencontre avec Indochine.

C’est l’impression d’entrer dans un univers que l’on admire depuis des années… et d’y être invitée.

Le rêve commence doucement à prendre forme.

L’entrée dans les coulisses

Nous arrivons par l’arrière de l’ING Arena. Rien à voir avec l’effervescence de l’entrée principale. Ici, tout est plus discret. Plus feutré. Presque secret.

À peine avons-nous franchi la porte du couloir que le moment devient irréel.

Le rideau de la Black Zone s’ouvre.

Et là… Nicola sort.

Nicola simplement là, à quelques mètres de nous, au détour d’un couloir. Pas sur scène. Pas sous les projecteurs. Juste dans cet espace intime qui précède la tempête du concert.

Ce premier check visuel avec Nicola, furtif mais bien réel, restera gravé. Ce moment où l’on réalise que la frontière entre la scène et nous vient, l’espace d’un instant, de disparaître, il avance vers nous et là, le Check physique, je vis mon rêve incroyable.

La Black Zone, c’est leur bulle. Leur refuge, où émane une agréable odeur d’encens de zénitude L’endroit privé du groupe Un espace à part, protégé. Nous apprendrons que nous aurons la chance de la visiter plus tard, avec une consigne très claire : aucune photo. Et cela paraît immédiatement évident. Certains lieux ne se capturent pas. Ils se respectent, et nous aurons le privilège d’y entrer.

En y revenant plus tard on découvre les loges :

Celle de Lou qui assure la première partie de la tournée, elle met une ambiance de fou, celle de Nicola il a la sienne seul, car c’est là qu’il fait ses vidéos en live, répond aux interviews…

Celle du groupe, là où ils font des bœufs ensemble.

Tout est à la fois simple et extraordinairement organisé.

Et moi, je marche là-dedans, je suis dans les coulisses de Indochine.

 Derrière le rideau

Avant même de découvrir la Black Zone, nous entrons par l’arrière de la salle.

Et là… nous arrivons derrière cet immense rideau de LED, celui sur lequel défilent les projections et les animations.

Vu de l’arrière, c’est un autre monde.

Derrière cette façade lumineuse se tient toute une fourmilière humaine. Le staff son, les techniciens, les régisseurs. Une concentration silencieuse mais intense. Chacun à son poste, chacun indispensable.

Là également une petite loge rapide, un écran retransmet en temps réel ce qui se passe sur scène. C’est là que l’on ajuste les petits couacs, que l’on corrige, que l’on rééquilibre. Un lieu de vigilance permanente. Rien n’est laissé au hasard. Même pendant le concert, tout peut être affiné, optimisé, raccordé. Tout est pensé, préparé, anticipé. La performance artistique repose aussi sur un équilibre physique précis, une odeur flotte dans l’air. Un mélange d’huiles essentielles et d’encens. Une senteur apaisante, presque méditative. Elle contraste avec l’intensité du show qui se prépare.

Nous sommes impressionnées par l’organisation millimétrée. Chaque musicien a son propre binôme technique. Une personne dédiée, qui réaccorde les guitares, ajuste les instruments, veille aux moindres détails. Une confiance absolue.

Nous apprenons aussi les chiffres.

Trois cents personnes pour le montage et le démontage de la scène.

Quatre-vingts personnes mobilisées chaque soir de concert.

Derrière 3 heures de spectacle, il y a une armée invisible.

À cet instant, je réalise encore davantage que Indochine, ce n’est pas seulement un groupe. C’est une équipe, une famille élargie, une machine humaine parfaitement huilée où chaque rôle compte.

L’envers du décor est presque plus impressionnant que la scène elle-même.

Face à la scène

Après avoir passé ce rideau monumental, nous débouchons directement dans la salle.

Et soudain… tout change.

Nous ne sommes plus derrière.

Nous sommes face à la scène.

La salle est vide. Immense. Impressionnante dans son silence. L’ING Arena sans public, c’est une toute autre dimension. Sans les cris, sans les téléphones levés, sans la marée humaine. Juste l’espace. Brut.

Sur scène, Indochine est là.

En pleines répétitions.

Accords d’instruments. Réglages des lumières. Ajustements techniques. Les voix résonnent différemment dans cette salle vide.

Même si la tournée est parfaitement rodée, on sent que rien n’est pris à la légère. Pour eux, c’est comme un premier jour. On recommence. On vérifie tout. On reprend à zéro. La concentration est totale.

Ce silence face au groupe est bouleversant.

Et je me dis que ce que nous vivons là, peu de personnes ont la chance de le voir.

Ce face-à-face, dans une salle vide, restera gravé différemment qu’un concert en fusion. Parce qu’il révèle l’envers de la magie.

Dans leurs pas – backstage et rencontre

Il y aurait encore beaucoup à raconter. Les coulisses d’un concert, ce sont des petits détails invisibles au public qui rendent la magie possible.

Avant même la rencontre officielle avec Indochine, nous découvrons des lieux insoupçonnés les cuisines et espaces de repas de l’équipe. Nous découvrons aussi le merchandising, accessible sans faire la file, un autre privilège de ce jour.

La première partie démarre à 20h pile, suivi du concert principal à 20h45.

Vient  notre point de rendez-vous à 20h25. Nous commençons tout le tour de la scène, côté crash.

Nous revenons ensuite du côté de la Black Zone, pour notre séance de dédicaces et photos. Le groupe est incroyablement bienveillant : ils signent nos tickets de concert, prennent quelques minutes pour échanger, sourire, et poser pour des photos prises par Antony, qui nous a accompagnés toute la journée, partageant anecdotes et souvenirs des tournées.

Puis vient le moment tant attendu par des milliers de fans : nous retournons derrière le rideau, dans l’envers du décor, pour assister à la montée sur scène du groupe. Nous voyons les membres se munir de leurs instruments, se préparer, sentir l’ambiance s’installer. Les cris du public commencent à se faire entendre, mais d’une manière totalement différente, plus intense, plus vivante, plus vibrante.

Nicola monte en dernier, la concentration est palpable. Tout est prêt pour le concert.

Après cette montée sur scène et ce moment unique en backstage, je rejoins ma famille en fosse. Grâce aux conseils d’Antony, j’avais placé ma famille à un point stratégique. Et là, Nicola  traverse la foule juste à côté d’eux : mes proches ont la chance incroyable de recevoir un check de sa part.

Ce moment magique permet de partager avec eux toute la magie de cette journée. 

Remerciements

Je tiens à remercier tout le staff, pour leur gentillesse et leur accueil : aucun membre n’est passé sans nous saluer, nous avons aperçu la responsable médiatique souriante et tous les techniciens à leur poste.

Un remerciement tout particulier à Antony, pour sa passion, sa générosité et le temps qu’il nous a consacré. Ses anecdotes, sa connaissance du groupe et ses explications ont rendu cette journée encore plus mémorable.

Et bien sûr, un immense merci à Indochine, tous sans exception, pour leur simplicité, leur bienveillance et pour avoir partagé avec nous ce moment intime et privilégié.

Vanessa

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