Reportage de Justine, concert d'Epernay, le 6 février 2026
A ma Tabitha King à moi,
Vendredi 06 février 2026
10h00, je me prépare tranquillement pour le concert du soir à Epernay, première date dans cette ville de l’Arena Tour.
10h02, le téléphone sonne, un numéro privé.
Chancelante je décroche, me disant non c’est impossible.
- Allo Justine, c’est Antony, je travaille pour Indochine
- …
Je me suis complètement liquéfiée sur place.
Mon compagnon qui comprend très vite de quel appel il s’agit me fait un signe de calme toi et respire.
On discute quelques minutes pour bien valider les modalités de participation aux IndoReporters, j’ai du mal à le croire.
RDV à 15h00 porte Ouest, j’y serai !
L’appel se termine, je tremble tellement que j’ai du mal à raccrocher.
Je vous épargne le moment où je fais le tour de la maison en hurlant ^^.
Habitant à 1h de route d’Epernay, ça me laisse du temps pour reprendre mes esprits même si le stress est à son comble.
J’y crois à peine, je vais enfin les rencontrer !
14h45, je suis devant l’entrée Ouest avec ma copine Anaïs, c’est à ce moment que je fais la connaissance de Marion, ma co-IndoReporter du jour.
15h00 passées, Antony vient nous chercher, nous donne notre laisser passer du jour… c’est parti !
Une fois équipées de bouchons d’oreilles (conseil d’Antony), nous entrons dans le Millesium, ILS sont déjà là, en train de faire les balances sur la scène principale (=scène A).
La salle est immense et complètement vide, c’est très impressionnant.
Un rapide coucou de la main plus tard, rendu par Marco, je me rends réellement compte de ce privilège qui nous est offert.
Marion et moi, timides et introverties, c’est Antony qui nous drive, et on se laisse complètement guider.
On va alors discuter de la technique, de toute la mise en place (à J-2) des lumières, des LED au plafond et sur les côtés de la salle, des 130 kilos de confettis projetés chaque soir, de la pyrotechnie…
La configuration du Millesium, plus proche d’un Zénith que d’une Arena, a permis d’ajouter des LED sur les coté de la fosse pour encore plus d’immersion.
Nicola est très concentré et supervise absolument tout : des arrangements sons aux vérifications des lumières au sol, tout est revu et corrigé au besoin.
C’est assez inhabituel de les voir ainsi, sans tenue de scène, nous sommes vraiment invitées dans leur quotidien de la tournée.
Les balances se poursuivent sur la scène B où toutes les guitares sont accordées, plus la scène C, où on se retrouve vraiment au plus près de Nicola, pendant qu’oLi, Boris, Ludwig et Marco restent sur la scène B.
Le son est tellement fort que je n’entends rien de ce qu’Antony essaie de nous dire. ^^’
Les scènes secondaires prêtes, le groupe se retrouve sur la scène principale pour une version complète de Karma Girls, que demander de plus ?!
Les balances terminées, on a eu la chance de pouvoir monter sur scène.
Il faut savoir que toute la scène est un immense sol lumineux. C’est vrai que quand on est dans la fosse, on ne s’en rend pas du tout compte, ni à quel point il est aveuglant ! (et encore il n’est pas au maximum de sa capacité !)
Sur scène, les différents placements sont matérialisés par une setlist placée au sol. L’équipe technique est là pour vérifier que tout fonctionne parfaitement et changer des plaques lumineuses si nécessaire.
Il est temps de passer derrière cet écran incroyablement grand pour découvrir ce qu’il cache.
Tout y est très organisé, et en même temps il y en a absolument partout ! C’est extrêmement impressionnant de voir ça.
On découvre toutes les guitares de chacun des membres du groupe, celles de Boris ont des petits noms originaux.
On y découvre les tables de mixage, tous les projecteurs cachés qui permettent à la scène d’être la plus minimaliste possible et de ne laisser vraiment que l’écran visible au public.
On apprend également que les poursuites sont gérées par ordinateur, ce qui nous amène aussi à parler des bracelets, équipés d’un GPS, permettant d’allumer soit le côté gauche, soit le côté droit, soit les gradins juste avant 3 nuits par semaine.
Et là, sans crier gare, on se retrouve face à oLi qui vient nous faire un check.
Toute l’équipe fonctionne ainsi, ils se checkent tous dès qu’ils se croisent, l’ambiance qui en ressort est très familiale.
Je me sens une nouvelle fois infiniment chanceuse d’être là.
Derrière la scène se trouve une loge secondaire pour Nicola avec ce parfum d’encens qui embaume toute la scène, l’arrière scène et les loges que nous découvrirons par la suite.
On se dirige vers le catering où on prend un verre pour se rafraichir avant de passer dans la black zone.
La Black Zone est l’endroit où se trouve les loges, la salle de kiné, les salons où le groupe peut se reposer et se préparer tranquillement avant le show (coiffure et maquillage), c’est là que nous avons eu la chance de rencontrer Jojo, le chien devenu mascotte du groupe.
Lou est en train de faire ses balances lorsque l’on se dirige vers le merchandising, c’est LE jour pour faire tamponner son passeport. ^^
Je prends le temps de remercier l’équipe du merch qui est toujours au top, à chaque date et dans chaque ville.
18h10, il est temps d’aller chercher mes accompagnants, Anaïs et Julien, des fans que j’ai rencontré à Reims lors de la première partie de la tournée.
On choisit nos places dans la fosse : mon côté fétiche, c’est celui d’oLi.
Je laisse le coin proche de Nicola à Marion et me mets juste à sa gauche, devant Ludwig et oLi.
C’est LA place parfaite, celle dont j’ai toujours rêvé.
Quel privilège d’être aussi proche d’eux.
18h30, les portes s’ouvrent. C’est assez irréel de voir tout ce monde arriver alors que nous sommes déjà là.
20h00, Lou commence, on doit rencontrer le groupe juste à la fin de son set.
Mon stress mon en flèche au décompte d’Antony : 5 minutes, 4, 3…
Mon cœur va exploser mais ce n’est plus le moment de réfléchir, il faut s’extraire de la fosse, passeports prêts pour les dédicaces, mes jambes me portent à peine.
…
Lou a fini, on la voit rejoindre la Black Zone et peu de temps après, ILS sont là !
Courageuse comme pas deux, j’envoie Marion directement voir Nicola, je ne suis pas prête, mais c’est trop tard, LE MOMENT est là !
Je balbutie à peine 3 mots à Ludwig que je vois déjà Nicola arriver vers moi me demandant mon prénom pour la signature et tente fébrilement de faire une photo.
Pour la petite anecdote, peu accoutumée aux selfies, et bien qu’ayant répété avec mon amoureux au matin (oui oui, j’en suis là) c’est évidemment sur le bouton veille que j’appuie lors de la première photo avec Nico…
Vient le tour d’oLi, je suis dans un état de stress inimaginable, mais bon, forte de mon expérience précédente, cette fois je ne me loupe pas, tout se passe bien, je prends même confiance.
Mes zygomatiques sont en feu, je crois que je n’ai jamais autant souri de ma vie.
Arrive ensuite Ludwig, je me permets même d’aller chercher Marco et Boris.
Le temps passe à une vitesse folle.
Une photo de groupe plus tard, on se dirige vers la salle où la musique et le brouhaha du public se fait entendre.
On se place dans un coin pour ne gêner personne et on assiste aux derniers moments de préparation de toute l’équipe.
Nicola est le dernier à rentrer sur scène et nous reprenons le chemin vers notre place en fosse, complètement hagards.
Je n’ai jamais vécu un concert comme celui-ci.
Tout était absolument incroyable.
Merci encore à Indochine de nous donner cette opportunité extraordinaire.
Merci à Nicola,
Merci à oLi,
Merci à Boris,
Merci à Ludwig,
Merci à Marco,
Merci à Antony pour toutes ces anecdotes et cette incroyable journée,
Merci à la prod pour le tirage au sort,
Merci au Merch,
Merci à toute l’équipe technique,
Merci à tous ceux qui nous donnent à boire pendant le concert,
Merci à Marion pour la journée de fou qu’on a passée et les prochains concerts ensemble j’espère,
Merci à tous ceux que j’ai oublié,
MERCI A TOUS.
Justine