Reportage d'Aude-Line, concert d'Amnéville, le 30 janvier 2026
Cette semaine, au téléphone avec ma mamie, je lui annonce mon programme du week-end : Vendredi soir je vais voir Indochine au Galaxie.
Elle me demande sur le ton de l’humour Encore ? Mais ça sera ton combientième concert du groupe ?
Question à laquelle je n’ai pas su répondre. Quinzième ? Vingtième peut être ?
Les suivant sur les routes depuis près de quinze ans maintenant, et me rendant à deux voire trois dates sur chaque tournée… Sans compter les stades… Cela commence à faire de nombreux souvenirs partagés avec les garçons.
Mais aucun ne sera jamais aussi intense que celui du 30 janvier 2026.
Comme pour la première vague de l’Arena Tour, je tente ma chance pour être IndoReporter, sans grande conviction, mais sait-on jamais.
Vendredi, 10h50, mon téléphone s’allume. Numéro masqué.
Tout en espérant comprendre de quoi il s’agit, je réponds malgré le doute.
Aude-Line ? C’est Antony, je travaille avec le groupe Indochine.
Ca y est, l’aventure commence !
Tout va très vite, je ne réalise pas vraiment encore (et à vrai dire, à l’heure où j’écris ces mots, tout me semble toujours être un rêve à peine effleuré).
Entre deux sanglots de bonheur, je préviens mon conjoint, qui peine lui aussi à réaliser ce qui m’arrive. On va devoir se mettre en route plus tôt que prévu !
En effet, Antony nous attend au Galaxie pour 15h30.
A l’heure dite, je rencontre Maxime, le deuxième IndoReporter de la journée. Nous échangeons quelques mots quand le groupe arrive, dans leur van aux vitres teintées. Cette fois, plus de doute : c’est réel.
Quelques instants plus tard, Antony vient nous chercher, nous remet nos pass, vérifie quelques formalités, et nous emmène avec lui.
En entrant dans la salle, le groupe est déjà en pleine répétitions. Tous très concentrés, certains prennent tout de même le temps d’échanger avec nous. Des regards, des sourires, un simple bonjour bienvenue de la part de Ludwig m’emplie déjà de joie et de reconnaissance.
Pendant les répétitions, Antony nous prévient : il y aura des surprises ce soir ! Nouvelle vague oblige.
Quelle ne fut pas ma joie lorsque j’ai vu apparaitre sur l’écran l’éléphant de Karma Girl, de retour pour le concert du soir. Et surtout d’avoir l’occasion de l’entendre presque juste pour moi.
Lorsque le groupe a terminé ses répétitions, c’était à notre tour d’avoir le droit de monter sur scène. Et quelle scène !
Déjà impressionnante vue de la fosse, la scène l’est encore davantage une fois dessus. Nous y découvrons les écrans lumineux, les instruments du groupe, tandis qu’Antony qui nous raconte tant d’anecdotes et d’informations sur cette tournée.
Nous passons ensuite derrière l’écran, là où toute la magie opère. Des machines, des pédales, des flights dans tous les sens… une organisation impressionnante.
Nous avons également la chance de découvrir la loge rapide de Nicola : huiles essentielles, baume du tigre, une banane, un retour écran de la salle. Un véritable safe place, pensé pour lui permettre de recharger les batteries durant le concert.
La visite se poursuit dans les loges, où nous croisons oLi et Marc, déjà plus détendus que quelques instants plus tôt. Nous échangeons quelques mots, simplement, naturellement.
Afin de respecter leur intimité, nous retournons dans la salle où nous assistons aux derniers réglages lumières et aux répétitions de Lou. Son DJ set envoie déjà très fort, j’ai hâte de le découvrir en conditions réelles avec le public !
Il arrive vite 18h, nous allons chercher nos accompagnants, puis Antony nous conduit à nos places. Maxime et son papa en fosse, mon conjoint et moi en gradins. Etant enceinte, j’ai préféré le confort à la danse. Bien que cela n’ait pas très bien fonctionné.
Lou entre en scène, lance son mix, bébé se met à bouger au rythme de la musique, et moi, je ne tiens pas en place. D’ici quelques instants, je vais rencontrer le groupe !
Vers 20h20, Antony vient me chercher avant d’aller chercher Maxime, et nous nous dirigeons vers le catering pour attendre le groupe.
C’est à ce moment-là qu’ils arrivent, dans leur tenue de scène. Quelques échanges, Nicola me félicite pour ma grossesse, ce qui m’emplit de joie. Ils signent chacun leur tour mon petit carnet des Singles Collection. Le marqueur fuit, l’encre argenté se retrouve sur leurs mains. Les garçons en rigolent, se nettoient les doigts comme ils peuvent. On échange encore quelques mots avec eux, puis vient rapidement le moment de la photo de groupe immortalisée par Antony.
Ce moment, pourtant si bref, m’a paru infiniment long. Comme si le temps s’était arrêté l’espace d’un instant. Malgré leur concentration, les membres du groupe se montrent disponibles, bienveillants, et d’une grande gentillesse.
Nous les suivons ensuite à l’arrière de la scène. Le temps de partager leur petit rituel d’avant show, de checker les garçons qui nous incluaient naturellement, de vivre ces instants volés entre les membres du groupe et leurs backliners.
Les premières notes de Showtime retentissent, de pair avec l’excitation du public. Un dernier check et les garçons montent sur scène. Nicola sort de sa loge, récupère sa guitare et c’est parti, le concert commence.
Antony nous raccompagne à nos places respectives. Je retrouve mon conjoint, le sourire jusqu’aux oreilles et les larmes aux yeux.
La magie opère, encore une fois. La musique, les vidéos, toutes les petites lumières. Ce concert, je l’ai finalement vécu différemment de tous les autres, profitant du spectacle le cœur léger.
Pour conclure ce témoignage, je voudrais évidemment remercier Antony, qui a pris si bien soin de nous durant ce moment hors du temps. Merci de nous avoir partagé autant d’anecdotes avec tant de simplicité. Merci d’avoir rendu cette expérience inoubliable.
Merci également à l’équipe technique. Même si nous n’avons pas croisé les 80 techniciens qui travaillent sur cette tournée, ceux que nous avons rencontrés nous ont accueillis chaleureusement.
Merci à toutes ces mains précieuses qui accompagnent les techniciens lors du montage et du démontage de la tournée, et sans lesquelles la magie n’opérerait pas.
Et surtout, merci au groupe. Pour tout. Mais surtout pour ces moments si précieux qu’ils nous permettent de vivre.
Aude-Line